Dans le cas des fonds qui nous occupent, la documentation préparée par l’UBS décrivait ces produits financiers comme particulièrement sûrs, destinés à des épargnants au profil prudent et « conservateur ». On pouvait ainsi y lire que les fonds visaient à réaliser des rendements absolus positifs quel que soit le marché, que la « gestion très active du portefeuille lui permet de s’adapter aux perspectives du marché tout en minimisant autant que possible le risque de perte… et que les fortes fluctuations de marchés peuvent être atténuées… Les UBS Absolute Return Funds ont même la capacité de profiter de l’évolution négative des marchés grâce à des techniques novatrices » et « vous permettent de vendre des parts de fonds en cas de besoin de liquidités imprévu sans subir de lourdes pertes, même en phases de marché négatives. »
En toute logique, seuls des objectifs de performance limités avaient aussi été fixés pour ces fonds, ne laissant espérer que des rendements relativement modestes. L’horizon de placement des investisseurs n’était fixé qu’à environ trois ans, ce qui correspond assez bien à un profil d’investisseur plutôt « conservateur ». En conséquence, ces fonds ont été fortement conseillés par l’UBS à des épargnants dont le « profil de risque » pour ce placement se situait tout au bas de l’échelle. Ces fonds ont même été présentés à maintes reprises comme « des comptes d’épargne améliorés ».


